"Comme un tourbillon de neige. Et je suis seule à la table qui résonne sous mes doigt. Et les feuilles de l'automne rencontrent des cieux moins bleus. "

Et quelques temps après, il creusa un peu plus. Un peu plus fort, plus profondément. Mais rien. Rien ne le rendait plus faible que son départ. Elle était partie. Sans dire pourquoi ? Bien sûr que si. Quelle stupidité populaire que de se plaindre de l'absence de motifs pour un départ. Quel stupidité. Il aurait bien voulu, lui, ne jamais savoir. Savoir pourquoi. Quelle atrocité. Maintenant, il ne lui reste plus qu'à poser un pied devant son autre pied, en cherchant son équilibre. Et lorsque, par manque de volonté, son corps s'etale brusquement sur le sol, il se doit de se relever, encore se relever, toujours se relever. Simplement parce qu'elle aurait souhaité au moins cela. Il parait après tout, qu'il est important de rester digne. Mais qu'est-ce que la dignité ? Toute forme de reflexion, de language, d'humanité, lui parait inutile, un peu absente de ses éventuels projets. Non, ses éventuels projets se limitent à l'équilibre. C'est peut-être même déjà un peu trop. Alors à quoi bon s'encombrer d'espoirs futiles, d'espoir insensés ?

"_Vous savez, Monsieur, il l'aimait.
_ Et alors ? L'amour ce n'est pas mon problème. Ce sentiment ne me concerne pas. Moi je vous parle de sa vie, sa vie vous comprenez ? Le reste m'est sans importance.
_ Mais sa vie, c'était son amour, Monsieur.
_Sentiment futile. Elle était belle, d'accord. Elle était douce, d'accord. Elle était brillante, elle était drôle, joyeuse, distinguée, d'accord. Mais lui était encore plus brillant, encore plus beau, il était quelqu'un vous savez. Et maintenant, il n'est plus rien.
_Je suis désolé Monsieur. Mais peut-être qu'avec un peu de temps, il réussira à vivre de manière un peu plus gaie.
_Ce que je veux, c'est qu'il revienne. Je me fiche, oh combien, d'une quelquonque gaieté qui reviendrait peu à peu à lui. Et puis le temps, c'est comme l'amour, ça vous joue des tours. Avec un peu de temps vous pensez ? Mais qu'est-ce qu'un peu ?
Vous voyez, c'est tellement vague. Alors comment voulez-vous esperez qu'il revienne ?
_Je croyais que vous esperiez qu'il revienne.
_Je veux qu'il revienne. Mais esperer, ce serait s'abandonner à la folie.
_Monsieur...
_Combien de temps ?"


Il aurait voulu sourire à l'un, et prendre la main de l'autre. Mais comme toute les choses assez simples, celles-ci lui étaient impossibles.



QUAND LE TEMPS S'ARRETERA, JE T'AIMERAI ENCORE. JE NE SAIS PAS OU, JE NE SAIS PAS COMMENT, MAIS JE T'AIMERAI ENCORE, D'ACCORD ?

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 14:32

RALLUME LA LUMIERE.

Il est parti quand j'avais 18 ans et n'est jamais revenu.

CA SE PASSE COMME CA DANS LES LIVRES ET LES FILM.

Et c'est tellement dommage.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 06:47

Impersonnel. Intemporel.

Ne me laisser pas partir, ne me laisser pas m'enfuir. J'ai seulement besoin qu'on me comprenne un peu. Juste un peu. Histoire de ne pas mourir à petits feux, dans cette tendre solitude étouffante. J'ai trop peur. C'est trop grand. Trop noir. Trop pur. Un peu trop parfait.

AU PAYS DES MERVEILLES. Ou peut-être bien que j'ai perdu la clé des champs.

J'aime ces moments de grâce, de frisson acidulé, de décollage enthousiastic.

Mais jusqu'à quand ? Le temps est trop vilain, petit, trompeur et fanatique d'escroquerie !

"DEPECHE-TOI, ON T'ATTEND EN BAS."

# Posté le lundi 21 septembre 2009 17:35

Modifié le lundi 21 septembre 2009 18:10

A quoi bon.

Ecouter une chanson. The Love Story. Prendre une douche. S'endormir. Argumenter. Courir. L'endurance, le dépassement.

Il y a l'humour, et le sourire évidemment.
La subtilité aussi.
Je vous l'avoue, un regard ravageur, non, plutôt charmeur en fait.
De la compréhension. Vous savez, pas la compassion, la pitié pas très originales, mais la compréhension, la vraie. La complicité, celle qui vous fait comprendre que vous avez envie. Celle qui vous rend bien.
Et puis, les mots, la voix. Ca vous fait décoller ça aussi. Le son, le rythme, qui vous emportent. Ca pourrait être n'importe quel son, n'importe quelle voix. Mais c'est celui-là, celle-là. Et ça vous semble évident.
Après c'est pas compliqué. C'est comme une chanson. Vous êtes dedans. Emporté. Enlevé. Ne cherchez plus à comprendre, ce serait insensé. Savourez plutôt. C'est plus simple, plus festif, plus plaisant, meilleur pour l'esprit.
La simplicité ? Entendons nous simplicité ou facilité ? De toute façon les obstacles sont souvent là, et frontière entre simplicité et facilité très légère, fine et fragile. Il est commun de ne pas aimer les espaces sans obstacles. Car après tout, les obstacles vous font comprendre qu'on est capable d'y survivre. Et c'est ainsi qu'on prend goût à les franchir; pour faire comme dans les montagnes russes.

# Posté le vendredi 28 août 2009 14:33

Modifié le lundi 31 août 2009 10:50

"The Winner takes it all."

Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. Ne me demandez pas comment, je n'en sais rien. Ne me demandez pas quand, je n'ai jamais su. C'est detestable.

Cracher le feu sur le papier, pour brûler, le souffle du doute, la mélancolie, la stupidité et ma candeur. Aidez-moi. Ou ne m'aidez point.

Je me deteste. Je vous deteste. Je ne me comprend pas. Je ne vous comprend pas. Mais tout est illusion, fraude, bricollage, racourci et corruption.

Les mots volants perdent leur sens, au plus haut de leur capacité d'expression. C'est paradoxal et absurde.

J'ai perdu. Voilà tout.

Rimer. Mener. Donner. A rien. Je deteste ces expression. Toutes aussi insignifiantes les unes que les autres.

Et le jour se levra, la lumière sera. Ou peut-être bien que non. Alors la nuit m'étoufera, m'enlevera mon âme, ne me laissera qu'amertume, incompréhension et regrets.

"Bien sûr, j'ai d'autres certitudes. J'ai d'autres habitudes. Et d'autres que toi sont venues. Les lèvres tendres, les mains nues. Bien sûr. Bien sûr j'ai murmuré leurs noms. J'ai caressé leur front. Et j'ai partagé leurs frissons.

Mais d'aventure en aventure. De train en train, de port en port. Jamais encore, je te le jure. Je n'ai pu oublier ton corps. Mais d'aventure en aventure. De train en train, de port en port. Je n'ai pu fermer ma blessure. Je t'aime encore."


Wunderbar. Oder ? Nein.

# Posté le mardi 30 juin 2009 07:49

Modifié le mardi 30 juin 2009 08:09